lundi 24 mars 2008

Splintered in her Head

La forme est toujours
Endormie
Au milieu de jouets
Aussi grands que des hommes
Les photos dans le couloir
Se retournent
Des chuchotements
Invisibles
S’élèvent jusqu’au ciel
Partant discrètement
Il regarde
Pour la dernière fois…

(1981 - single Charlotte Sometimes)

Charlotte Sometimes

Tous les visages
Toutes les voix s’effacent
Se transforment en un visage
Se transforment en une voix
Prépare-toi à te mettre au lit
La lumière semble vive
Et éblouissante sur les murs blancs
Tous les sons de Charlotte parfois
En pleine nuit avec Charlotte parfois

Nuit après nuit, elle s’allongeait seule dans son lit
Les yeux grand-ouverts dans la pénombre
Toutes les rues paraissaient si étranges
Elles semblaient si lointaines
Mais Charlotte ne pleurait pas

Les gens se ressemblaient tant
Se livrant à des jeux sans expression
Les gens se ressemblaient tant
Tellement
D’autres noms…

Parfois je me mets à rêver
Tandis que tous les autres dansent
Parfois je me mets à rêver
Charlotte parfois
Parfois je me mets à rêver
Impassible dans un état second
Parfois je me mets à rêver
Qu’il y a tant de noms différents
Parfois je me mets à rêver
Que tous les sons restent les mêmes
Parfois je me mets à rêver
Qu’elle espère ouvrir ses yeux obscurcis
Vers un monde différent
Viens à moi
Princesse épouvantée
Charlotte parfois

Sur cette piste désolée
(Regarde, le soleil a de nouveau disparu)
Les larmes ont coulé sur son visage
Elle pleurait encore et encore à cause d’une fille
Morte tant d’années auparavant…

Parfois je rêve
Tandis que tous les autres dansent
Parfois je rêve
Charlotte parfois
Parfois je rêve
Les sons restent tous les mêmes
Parfois je me mets à rêver
Qu’il y a tant de noms différents
Parfois je rêve
Parfois je rêve…

Charlotte pleure parfois toute seule
Charlotte rêve parfois d’un mur autour d’elle
Mais c’est toujours avec amour
Avec tant d’amour que cela ressemble
A tout autre chose
De Charlotte parfois
Si lointaine
Froide et jolie
Charlotte parfois

(1981 - single Charlotte Sometimes)

dimanche 16 mars 2008

Faith

Attrape-moi si tu peux
Je suis en train de lâcher prise
Je ne peux continuer ainsi
Et me détourner
A chaque fois
A perdre une nouvelle partie aveuglément
L’idée de la perfection m’obsède…
Et soudainement je te vois changer
D’un seul coup
Pareil
Pourtant jamais la montagne ne bouge…

Viole-moi comme un enfant
Baptisé dans le sang
Peint tel un saint inconnu
Seul demeure l’espoir…
Ta voix est morte
Et vieille
Et sans expression
Fais-moi confiance jusqu’au bout
Des moments parfaits nous attendent…
Si seulement nous pouvions rester
S’il te plait
Dis les mots qu’il faut
Ou pleure comme un Pierrot lunaire
Et tiens-toi
Perdue à jamais au milieu de cette foule heureuse

Pas un ne tend la main
Pas un ne lève le regard
Couverte par des paroles creuses
La soirée est de plus en plus réussie

Je m’en vais seul
Sans rien
Sauf la foi

(1981 - album Faith)

The drowning man

Elle se tient douze pieds au dessus des flots
Elle regarde
Seule
A travers l’eau

La solitude augmente et lentement
Submerge son corps frigorifié
Se laissant aller à la dérive

Ses sens meurent les uns après les autres
Les souvenirs s’évanouissent
Et quittent son regard
Toujours convaincue de voir des mondes qui n’ont jamais existés
Et peu à peu l’étincelle de la vie la quitte…

Entendant un son violent
Elle essaye de se retourner
Mais finalement
Sans bruit
Glisse et se cogne sa douce tête sombre
L’onde s’incline
Et la submerge à son aise…

J’aurais quitté ce monde sanglant
Pourrais-je seulement t’aider à aimer
Les formes fugitives
Il ya tant d’années
Si jeune et belle et courageuse

Tout était vrai
Ce ne pouvait être une fable
Si seulement tout avait été vrai
Si seulement ça ne pouvait être une fable

Les mots me manquent
Inanimé
Espérant
Respirant tel l’homme en train de se noyer

Oh Fuschia !
Tu me quittes
Respirant tel l’homme en train de se noyer
Respirant tel l’homme en train de se noyer

(1981 - album Faith)

Doubt

Je suspends mon vol pour me battre
Et mourir
Et décide de changer le cours de ma vie
Si violente et désespérée
Je sers les poings
Tu sors tes griffes
Une colère secrète me consume le cœur
Inflammable après tant d’années gâchées
Je ferme les yeux
Et me raidis
Et crie
Sors de mes gonds en furie
Et me jette dans ton sang

Je lacère la chair
Et coupe la peau
Et brise le doute
Je dois te briser
La fureur conduit mes coups vicieux
Je te vois tomber mais continue de te battre
Encore et encore
Ton corps tombe
Le mouvement est soudain et net et pur
Et parti
Je m’arrête et m’agenouille à ton coté
Vidé de tout sauf de la douleur

Criant de fureur, je perds mes nerfs
Et me jette dans ton sang

Je t’embrasse d’abord puis te regarde te tordre de douleur
Je sers dans les bras et t’écoute pleurer
Embrasse tes yeux et t’achève
T’achève

Encore et encore
Ton corps tombe
Le mouvement est soudain et net et pur
Et parti
Je m’arrête et m’agenouille à ton coté
Sachant que je te massacrerai à nouveau ce soir

(1981 - album Faith)

The funeral party

Deux silhouettes livides
Souffrent en silence
Hors du temps
Sur le silencieux
Côte à côte
Dans l’âge et la tristesse

J’observais
Et agissait sans un mot
Tandis que peu à peu
Tu accomplissais ton histoire
Evoluant dans un passé inconnu
Dansant à un banquet de funérailles

Des souvenirs de rêves d’enfants
Sont étendus sans vie
Se fanent Sans vie
De connivence avec la peur et les ombres
Pleurant au banquet de funérailles

J’entendis une chanson
Et me retournai
Tandis que peu à peu
Tu accomplissais ton histoire
Dansant au banquet de funérailles

(1981 - album Faith)

All cats are grey

Jamais je n’aurais pensé me retrouver
Allongé au milieu des pierres
Les colonnes sont des hommes
Voulant m’écraser
Aucune forme ne navigue sur les lacs profondément sombres
Et aucun pavillon ne me fait signe de rentrer

Dans les caveaux
Tous les chats sont gris
Dans les caveaux
Les linceuls recouvrent ma peau
Dans la chambre mortuaire
Une note unique
Résonne sans arrêt…

(1981 - album Faith)